Meilleur burineur électrique 2026 : avis, comparatif et classement
Article mis à jour le 3 octobre 2026
Un burineur frappe sans rotation : tout le travail du moteur est transmis au burin, ce qui le rend redoutable pour casser du carrelage, de l'enduit, de la brique ou du béton. C'est ce qui le distingue d'une perceuse ou d'un perforateur classique, conçus d'abord pour percer.
Notre sélection couvre cinq modèles filaires, du SDS-Plus léger Makita HK1820 à 3,1 J jusqu'au SDS-Max ENEACRO à 20 J. Vous trouverez d'abord le classement, puis les critères qui décident vraiment (joules, emmanchement, poids, vibrations) et, pour finir, un verdict par profil d'acheteur.
Notre classement des meilleurs burineurs électriques
Makita HMO 871C
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Einhell TE-DH 12
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Bosch GSH 11 E
Voir sur AmazonComparatif des modèles
| Modèle | Prix | Note | Alimentation | Tension | Vitesse de rotation maximale | Pour qui | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Makita HMO 871C | 375,28 € au 23/10 Voir sur Amazon | ★ 4,5 (600+ avis) | Câble électrique | 240 V | 2,65 tr/min | Pour les artisans, ce burineur allie puissance et amortissement des vibrations pour un travail prolongé. |
| Einhell TE-DH 12 | 199,90 € au 23/10 Voir sur Amazon | ★ 4,4 (950+ avis) | Câble électrique | 240 V | 4100 tr/min | Pour un bricoleur recherchant un outil puissant et maniable, ce marteau léger et robuste offre 12 A et 35 Nm. |
| Bosch GSH 11 E | 628,96 € au 23/10 Voir sur Amazon | ★ 4,7 (350+ avis) | Câble électrique | 240 V | 1,89 tr/min | Pour les professionnels du BTP, ce marteau-piqueur SDS-max à vibrations réduites convient aux travaux de démolition. |
| ENEACRO SDS Max Marteau de Démolition 1300W | 129,98 € au 23/10 Voir sur Amazon | ★ 4,5 (900+ avis) | Câble électrique | 230 V | 520 tr/min | Pour bricoleurs et artisans cherchant un marteau puissant pour briser béton et dalles, avec poignée anti-vibration. |
| Makita HK1820 | 372,41 € au 23/10 Voir sur Amazon | ★ 4,8 (100+ avis) | Câble électrique | 220 V | 3200 tr/min | Pour les bricoleurs exigeants, ce piqueur SDS-Plus 550 W est polyvalent grâce à ses accessoires inclus. |
Quelle différence entre un burineur et un perforateur burineur
Le burineur dédié n'a pas de rotation : le piston envoie toute son énergie dans le burin, coup après coup. Le perforateur burineur combine perçage et burinage. Pour qu'il frappe sans tourner, il faut passer sur la position burinage et bloquer la rotation. C'est une fonction pratique, mais elle reste un second métier pour la machine, qui a été conçue d'abord pour percer.
À poids égal, le burineur dédié frappe plus fort, car son mécanisme n'est pas partagé avec un système de perçage. Il convient donc à la démolition suivie : abattre une cloison, décaisser une chape, ouvrir une saignée longue, retirer un carrelage collé sur une grande surface. Le perforateur burineur s'adresse plutôt à qui perce souvent et ne burine que de temps en temps, par exemple pour dégager un enduit ou élargir un passage de gaine.
Plusieurs critères aident à trancher :
- La proportion de perçage et de burinage : si vous percez la plupart du temps, le perforateur burineur évite d'acheter deux machines.
- La durée des séances : sur une journée de démolition, un perforateur burineur utilisé en second métier chauffe davantage et fatigue plus vite, alors qu'un burineur dédié encaisse mieux l'effort répété.
- L'énergie de frappe : plus elle est élevée, plus le burin avance vite dans le béton ou la chape, et moins vous forcez en appuyant.
- Le poids et les vibrations : un outil lourd s'appuie sur son propre poids, mais il se manie mal au-dessus de la tête. Vos poignets et vos épaules en paient le prix en fin de journée.
- Le rangement et le budget : un seul outil polyvalent prend moins de place et coûte moins cher, un burineur dédié demande un achat de plus.
Concrètement, un perforateur burineur occasionnel peine à tenir le rythme d'un burineur sur un chantier de démolition complet. Il fonctionne, mais plus lentement, avec une usure plus rapide du mécanisme, et vos poignets le ressentent. À l'inverse, un burineur dédié ne sait pas percer : si vos travaux comptent beaucoup de trous, il restera au placard la moitié du temps.
Quelques conseils pratiques avant d'acheter. Vérifiez le type de fixation des outils, car elle détermine les burins que vous pourrez monter. Prévoyez des burins variés, pointus pour amorcer, plats pour dégager les surfaces, larges pour les carrelages. Portez des protections auditives, des lunettes et des gants antivibrations, quel que soit l'outil choisi.
Notre règle est simple. Si vous percez plus que vous ne cassez, gardez un perforateur burineur. Si le burinage occupe l'essentiel du chantier, un burineur dédié fait gagner du temps et ménage votre corps.
Joules ou watts, comment lire la puissance d'un burineur
La puissance absorbée en watts indique ce que le moteur consomme sur le secteur, alors que l'énergie de frappe en joules indique ce que le burin transmet réellement au matériau à chaque coup. Un burineur est un outil de percussion : ce qui fait avancer le travail, c'est l'énergie délivrée à la pointe, pas l'électricité avalée. Deux machines de même puissance peuvent donc casser très différemment, selon le rendement de leur mécanisme de frappe, la qualité de leur piston et la façon dont l'énergie est transmise.
Voici les repères utiles pour situer une machine. Autour de 2 à 5 J, on parle d'un petit marteau SDS-Plus, adapté au carrelage et à l'enduit. De 8 à 20 J, on entre dans le SDS-Max de 5 à 12 kg, pour chapes, brique et béton. Au-delà de 25 J, ce sont des modèles lourds à emmanchement hexagonal, hors du cadre de cette sélection.
Concrètement, un écart de watts entre deux fiches techniques ne prédit pas la vitesse de démolition. Une machine très gourmande mais au mécanisme peu efficace chauffera davantage, avancera lentement et fatiguera plus vite l'utilisateur. À l'inverse, une machine plus sobre qui convertit mieux son énergie en frappe peut se montrer plus rapide sur une chape ou un mur de brique. C'est la fiche en joules qu'il faut lire en premier.
Pour choisir, voici l'ordre de lecture que nous conseillons :
- Les joules : ils déterminent la nature des travaux possibles. Un petit chantier de dépose de carrelage n'exige pas la même énergie que l'ouverture d'une dalle en béton.
- Le poids : plus la machine est lourde, plus elle travaille par gravité, mais plus elle est pénible à tenir sur un mur ou au-dessus de la tête.
- Les vibrations : un système antivibration limite la fatigue des mains et des bras sur une longue session.
- Les watts : ils servent surtout à vérifier que votre installation 230 V, votre rallonge et votre disjoncteur supportent la machine sans difficulté.
Avant d'acheter, comparez donc d'abord les joules, puis le poids et les vibrations, et gardez les watts pour la compatibilité électrique. Si la fiche n'affiche aucune valeur en joules, méfiez-vous : c'est justement l'information qui permet de comparer deux burineurs sur une base honnête.
SDS-Plus ou SDS-Max, quel emmanchement choisir
La différence tient d'abord à la tige. Le SDS-Plus utilise une tige de 10 mm, pensée pour les outils légers et compacts. Le SDS-Max utilise une tige de 18 mm, plus robuste, qui encaisse les frappes puissantes sans fatiguer l'outil ni le burin. Les deux systèmes ne sont pas interchangeables : chacun a son mandrin, ses burins et son domaine d'usage.
Le critère principal, c'est la nature du travail. Pour piquer du carrelage, retirer un enduit, ouvrir une petite saignée ou nettoyer un support avant pose, l'emmanchement SDS-Plus suffit. L'outil est plus léger, plus maniable, moins fatigant à tenir au-dessus de la tête ou sur un mur, et le choix de burins est très large. Pour casser une dalle, démolir une cloison en béton, éclater une chape épaisse ou dégager de grandes surfaces, le SDS-Max s'impose : la tige plus épaisse transmet davantage d'énergie à la pointe et résiste mieux aux contraintes répétées.
Les conséquences concrètes se sentent vite. Un outil SDS-Plus utilisé pour une démolition lourde avance lentement, chauffe et use ses burins prématurément. À l'inverse, un outil SDS-Max pour de la finition est plus lourd, plus difficile à contrôler et risque d'abîmer le support : on arrache là où l'on voulait seulement décoller. Pensez aussi à l'endurance : une machine mal dimensionnée par rapport à la tâche vous fait perdre du temps et de la précision.
Retenez qu'un burin doit correspondre exactement à l'emmanchement de l'outil. Il n'existe pas d'adaptateur vraiment fiable : forcer un burin mal calibré use le mandrin et réduit le transfert d'énergie. Pour vous décider, posez-vous trois questions :
- Quel matériau allez-vous attaquer le plus souvent : carrelage et enduit, ou béton et maçonnerie épaisse ?
- Combien de temps travaillerez-vous d'affilée, et dans quelle position (au sol, à hauteur d'épaule, au plafond) ?
- Disposez-vous déjà de burins que vous aimeriez réutiliser ?
Choisissez donc l'emmanchement avant la marque, puis achetez vos burins en conséquence : un burin plat pour dégager et décoller, une pointe pour amorcer la casse. Un burin émoussé ou fissuré se remplace sans attendre, car il fatigue la machine et vos poignets pour un rendement très inférieur.
Burineur électrique, pneumatique ou sur batterie
Le choix de l'énergie conditionne autant le rendement que la mobilité sur le chantier. Filaire, pneumatique ou sur batterie : chaque technologie répond à des besoins précis, et la bonne option dépend de la nature des travaux, de la durée des séances et de l'endroit où vous intervenez. Avant de comparer des puissances, posez-vous trois questions : combien de temps allez-vous frapper sans interruption, avez-vous une prise à proximité, et quel matériau devez-vous attaquer ?
Le filaire : constance et simplicité
Le modèle filaire délivre une énergie de frappe constante tant que la prise 230 V l'alimente. Vous obtenez donc le même rendement à la première minute comme à la dernière, ce qui facilite le travail de précision sur une chape, une saignée ou un carrelage à déposer. Son seul défaut est de chauffer : en usage prolongé, laissez le moteur refroidir de temps à autre. Aucun compresseur, aucune recharge, il suffit de brancher.
- Rallonge : choisissez une section généreuse et déroulez-la entièrement, car un câble trop fin ou enroulé chauffe et fait perdre de la puissance.
- Poids : un appareil léger fatigue moins le poignet sur les travaux répétitifs, un appareil lourd frappe plus fort mais pèse sur les bras en position haute.
- Vibrations : une poignée antivibratile change nettement le confort sur une longue journée.
Le pneumatique : réservé à la démolition lourde
Le modèle pneumatique demande un compresseur, des tuyaux et un débit d'air suffisant. Il se justifie surtout pour la démolition lourde et continue, en atelier ou sur un chantier déjà équipé en air comprimé, car l'outil lui-même reste compact et résiste bien à un usage intensif. En revanche, l'installation est plus encombrante, plus bruyante et plus coûteuse pour un particulier, qui doit acheter ou louer un compresseur adapté. Si ce besoin est le vôtre, consultez notre guide dédié au burineur pneumatique avant de vous équiper, car le compresseur compte autant que l'outil : un débit insuffisant fait perdre toute la cadence.
La batterie : la mobilité avant la puissance
Le modèle sur batterie apporte la mobilité, au prix d'une puissance plus modeste à poids égal et d'une autonomie qui limite les longues séances. Il convient aux retouches, à un étage sans prise ou à un travail en hauteur sur échafaudage, où un câble gêne et présente un risque. Il est moins adapté aux démolitions suivies, où il faudrait multiplier les recharges et disposer de plusieurs batteries. Gardez aussi en tête que la batterie et le chargeur représentent une part importante du prix : si vous possédez déjà une gamme compatible, l'achat devient plus intéressant.
Pourquoi la sélection retient le filaire
Pour la majorité des rénovations, le filaire est le choix le plus cohérent : il combine puissance constante, prix contenu et mise en route immédiate. Il ne tombe jamais en panne d'énergie au milieu d'une dalle et n'exige aucun équipement annexe. Le pneumatique reste une affaire de professionnels équipés, et la batterie un complément pour les accès difficiles. Quelle que soit l'alimentation choisie, pensez enfin aux protections auditives, aux lunettes et au masque contre la poussière de silice, indispensables dès que l'on casse du béton ou de la maçonnerie.
Quel burineur pour carrelage, chape ou béton
La nature du support détermine la puissance dont vous avez réellement besoin : trop faible, l'outil patine et vous fait perdre du temps, trop forte, il abîme le support et fatigue inutilement. Le critère central est l'énergie de frappe, exprimée en joules, mais le poids, la gestion des vibrations et le système de fixation du burin comptent presque autant. Voici comment associer chaque matériau au bon type de burineur, du carrelage mural à la dalle de béton armé.
Carrelage et enduit
Pour déposer un carrelage mural ou piquer un enduit, une machine légère à faible énergie de frappe suffit largement. Le support est fragile, collé en couche mince, et une frappe modérée détache les carreaux sans ébranler ce qu'il y a derrière. La légèreté devient alors le vrai critère : on travaille souvent bras levés, au-dessus des épaules, pendant de longues minutes, et chaque gramme se paie en fatigue et en perte de précision.
Évitez de sur-dimensionner. Un modèle SDS-Max lourd abîme le support, fatigue vite et rend le geste imprécis : la cloison éclate, les cadres de porte se fissurent, et la reprise coûte plus cher que la dépose. Quelques conseils pratiques :
- prévoyez un burin plat étroit pour glisser sous les carreaux et les décoller proprement ;
- attaquez par un joint ou par une zone déjà fissurée plutôt qu'au milieu d'un carreau ;
- travaillez avec un angle faible par rapport au mur pour décoller plutôt que casser ;
- portez lunettes, gants et masque : les éclats de céramique sont tranchants et la poussière d'enduit irrite.
Chape et brique
Pour une chape ou des saignées dans la brique, il faut une énergie de frappe intermédiaire. La chape est un matériau dense mais non armé, qui se fragmente bien à condition que l'outil ait assez de punch pour la fissurer en profondeur. La brique, elle, demande de la maîtrise : trop de puissance fait éclater les parois au lieu de tracer une saignée nette.
La différence entre une machine de gamme moyenne et un SDS-Max plus puissant se joue surtout au poids. La première se tient à hauteur de poitrine, ce qui permet de travailler sur des murs et de tracer des saignées avec précision. La seconde, plus lourde, se travaille plutôt vers le bas, sur un sol à casser par larges zones. Un système anti-vibrations efficace change vraiment la journée de travail : il retarde la fatigue des mains et des poignets et limite les risques à l'usage prolongé.
Choisissez donc selon la posture que votre chantier impose et selon la régularité du travail. Pour un usage ponctuel, la polyvalence prime. Pour des journées entières de démolition de chape, une frappe supérieure et un fixe-burin robuste font gagner un temps considérable. Dans tous les cas, repérez avant de frapper les gaines, les tuyaux et les câbles qui peuvent courir dans l'épaisseur.
Dalle et béton armé
Pour une dalle épaisse ou du béton armé, visez la catégorie la plus puissante : une énergie de frappe élevée est indispensable pour fissurer le béton, et les armatures ne pardonnent pas une machine sous-dimensionnée. Une machine trop faible patine, chauffe, et vous obligera à repasser vingt fois au même endroit. Pour les démolitions les plus lourdes, le guide du marteau piqueur pour béton détaille les machines adaptées. En pratique, deux philosophies existent : la robustesse et la durabilité pour un usage fréquent, ou la frappe brute à budget contenu pour un chantier occasionnel.
Ces machines s'utilisent vers le bas : leur poids fait une partie du travail, et votre rôle consiste surtout à guider l'outil plutôt qu'à appuyer dessus. Quelques réflexes évitent bien des ennuis :
- alternez les phases de frappe et de repos pour laisser refroidir le moteur ;
- dégagez régulièrement les gravats pour garder un burin efficace ;
- cassez à partir d'un bord ou d'une fissure, puis avancez par petits morceaux ;
- sur béton armé, coupez ou dégagez les fers au fur et à mesure plutôt que de forcer dessus ;
- équipez-vous de protections auditives, de lunettes, de gants et d'un masque anti-poussière adapté, la silice du béton étant dangereuse à respirer.
Vibrations, bruit et protections à prévoir
Un burineur transmet des chocs répétés aux mains et aux bras, et fait du bruit. Ces deux nuisances pèsent dans le choix de l'outil autant que la puissance, et appellent quelques précautions simples pour travailler durablement. Nous détaillons ici ce qui explique ces effets, les critères à regarder avant d'acheter et les gestes à adopter sur le chantier.
Vibrations et fatigue : un critère de choix
Les vibrations viennent du mécanisme de frappe : à chaque impact, une partie de l'énergie part dans le matériau, l'autre remonte par la poignée jusque dans vos mains, vos avant-bras et vos épaules. Plus l'outil est lourd et mieux équilibré, plus il absorbe lui-même ces chocs. À l'inverse, un modèle léger mais sans amortissement vous renvoie davantage de vibrations. Un système anti-vibrations intégré aux poignées, souvent par des éléments amortisseurs ou une poignée suspendue, limite nettement la fatigue. Sur une journée de démolition, c'est un vrai critère de choix, pas un simple argument commercial : moins de vibrations transmises, c'est une meilleure précision de geste et moins de risque de troubles articulaires à terme.
Les conséquences d'une exposition prolongée sont concrètes : picotements, engourdissement des doigts, perte de force de préhension, puis, à la longue, des troubles des mains et des bras qui peuvent devenir durables. La maniabilité compte aussi. Un outil qu'on peut tenir confortablement à hauteur de poitrine évite de crisper les épaules et le dos, et vous reprenez moins de contraintes en fin de séance.
Côté réglementation, une action de prévention se déclenche à 2,5 m/s² et la limite d'exposition main-bras est de 5 m/s². Voici comment en tenir compte à l'achat et à l'usage :
- vérifiez la valeur d'émission vibratoire indiquée par le fabricant avant l'achat et comparez-la d'un modèle à l'autre ;
- privilégiez une poignée latérale réglable, qui permet de tenir l'outil sans le serrer à l'excès ;
- laissez l'outil travailler : appuyer fort n'accélère pas le travail et augmente ce que vos bras encaissent ;
- limitez la durée des séances en alternant les tâches ;
- faites des pauses régulières, le moyen le plus simple de réduire votre exposition réelle.
Un burinage en continu fatigue plus vite qu'un travail par séquences courtes. Si le chantier est long, répartissez-le sur plusieurs jours plutôt que de forcer d'une traite.
Bruit et protections à prévoir
Le bruit d'un burineur vient à la fois du moteur, du mécanisme de frappe et du matériau qui résonne sous l'impact. Dans une pièce fermée, les parois renvoient le son et l'amplifient. Le bruit impose des protections auditives au-delà de 85 dB(A) d'exposition quotidienne, ce que tout burineur dépasse vite. Un bon casque antibruit n'est pas un luxe : les lésions de l'oreille sont progressives et irréversibles, et on ne s'en rend compte qu'une fois qu'il est trop tard. Des sifflements ou une gêne à la fin de la journée sont déjà un signal d'alerte. Pensez aussi à vos voisins : prévenez-les et respectez les horaires autorisés pour les travaux bruyants.
Prévoyez aussi les équipements suivants :
- un casque antibruit confortable, porté dès la mise en route et gardé jusqu'à l'arrêt complet de l'outil ;
- des lunettes de protection contre les éclats projetés, qui partent vite et dans toutes les directions ;
- des gants pour amortir les chocs et protéger les paumes ;
- un masque contre la poussière de silice, présente dans le béton et la brique.
Cette poussière fine est dangereuse pour les poumons : inhalée de façon répétée, elle s'accumule et provoque des maladies respiratoires graves qui apparaissent des années plus tard. Un simple masque de chantier ne suffit pas : choisissez un modèle adapté aux particules fines et ajustez-le bien au visage, sans barbe ni jeu sur les côtés. Si possible, aérez la pièce, humidifiez légèrement la zone à travailler et nettoyez à l'aspirateur adapté plutôt qu'au balai, qui remet la poussière en suspension.
Notre sélection selon votre budget
Le budget fixe souvent le cadre avant même les critères techniques, mais il ne doit pas vous faire sacrifier l'essentiel. Nous organisons notre sélection en trois paliers, du petit budget au haut de gamme, afin que vous trouviez le bon compromis entre prix et performances.
Petit budget
Milieu de gamme
Haut de gamme
Quel burineur électrique pour quel profil, notre verdict
Un carreleur et un artisan démolisseur n'attendent pas la même chose d'un burineur. Selon votre métier, votre fréquence d'usage et votre budget, nous vous orientons vers le modèle le plus cohérent avec vos besoins réels.
Carreleur en rénovation
Le Makita HK1820 est un piqueur SDS-Plus à mandrin de 16 mm, plus compact que les modèles SDS-Max. Son martelage à coussin d'air et son changement d'embout rapide conviennent aux travaux de dépose de carrelage et aux supports fragiles.
Bricoleur avancé en rénovation
Le Makita HMO 871C intègre une technologie anti-vibrations qui limite la fatigue des bras sur les saignées, les chapes ou les dalles fines. Son couple maximal de 11,7 Nm permet de travailler régulièrement sans forcer.
Maçon en travaux réguliers
L'Einhell TE-DH 12 développe 12 A et tourne jusqu'à 4100 tr/min. Il est livré avec un coffret E-Box M55 pour le transport et le rangement, pratique quand on change souvent de chantier. Sa conception légère et robuste convient à un usage fréquent.
Artisan en démolition de dalles
Le Bosch GSH 11 E est un marteau-piqueur professionnel à vibrations réduites, livré avec une poignée auxiliaire, un burin plat SDS max de 400 mm et un coffret de transport. Il est conçu pour la démolition suivie, journée après journée.
Particulier à budget serré
L'ENEACRO affiche 1300 W et 20 joules de puissance de frappe, avec un boîtier en alliage d'aluminium. Il est vendu avec deux burins, une poignée auxiliaire à 360° et un sac à outils, de quoi casser une dalle ponctuellement sans gros investissement.
Notre verdict sur les burineurs électriques
Le Makita HMO 871C reste notre choix polyvalent : ses 8,1 J et son anti-vibrations AVT à 5,8 kg couvrent la majorité des chantiers de rénovation. Pour la démolition lourde, le Bosch GSH 11 E et ses 16,8 J prennent le relais, tandis que le Makita HK1820, à 3,1 J, règle le carrelage et l'enduit.
Entre ces profils, l'Einhell TE-DH 12 offre un palier intermédiaire sûr en SDS-Max pour les travaux réguliers, et l'ENEACRO SDS Max Marteau de Démolition 1300W apporte 20 J à budget contenu pour les casses ponctuelles.
Le critère décisif tient en deux mots : les joules et l'emmanchement. Les joules disent ce que la machine casse vraiment, l'emmanchement détermine les burins que vous pourrez monter. Choisissez l'emmanchement avant la marque, puis ajustez le poids et les vibrations à votre posture de travail.
Enfin, ne négligez ni le casque antibruit ni le masque contre la silice : la meilleure machine ne vaut rien si vous ne pouvez pas travailler en sécurité tout au long du chantier.
Analyse détaillée des modèles
Le Makita HMO 871C s'impose comme choix polyvalent, le Bosch GSH 11 E vise la démolition lourde et le Makita HK1820 suffit pour le carrelage et l'enduit. Chaque modèle fait l'objet d'une analyse détaillée de ses atouts, de ses limites et de son public.
Makita HMO 871C
Vous burinez longtemps et vous craignez la fatigue : le Makita HMO 871C répond avec un burineur SDS-Max filaire de 1100 W, dont le système anti-vibrations est pensé pour les journées de travail prolongées.
Sa frappe de 8,1 J le place au milieu de la gamme : assez de puissance pour un usage soutenu, sans la masse d'un modèle de démolition lourde. Ses 5,8 kg limitent l'effort sur la durée.
La technologie anti-vibrations, associée à une poignée Soft Grip, amortit les chocs transmis aux mains et aux bras. C'est son argument central pour de longues séances de burinage.
Hors charge, le moteur ralentit : moins de vibrations et pas de frappe à vide.
Sa limite : avec 8,1 J, il reste en retrait de l'ENEACRO SDS Max Marteau de Démolition pour casser du béton épais. Le filaire vous impose aussi une prise de courant à proximité.
Il convient aux artisans qui burinent longtemps et recherchent un burineur filaire de milieu de gamme, où l'amortissement des vibrations compte autant que la puissance.
- Marque : Makita
- Puissance : 1100 W
- Tension : 240 V
- Alimentation : Câble électrique
- Poids : 5,8 kg
- Dimensions : 59 x 14,6 x 36,7 cm
Einhell TE-DH 12
Pour des travaux de démolition ponctuels, l'Einhell Marteau démolisseur TE-DH 12 propose un SDS-Max de 12 J, livré prêt à l'emploi avec sa pointerolle et son burin.
Son moteur de 1050 W développe une frappe nettement supérieure à celle du Makita HMO 871C. De quoi casser murs, surfaces et revêtements muraux lors d'une rénovation.
La poignée anti-vibrations et la poignée supplémentaire réglable apportent du confort de travail.
Le câble caoutchouc de 4 m vous laisse de la liberté de déplacement, et le coffret E-Box M55 fourni sert au rangement comme au transport.
Une garantie de 2 + 1 ans complète le tableau, un point appréciable pour un outil que vous n'utiliserez pas tous les jours.
Sa limite : 11,5 kg, près du double du Makita HMO 871C, ce qui pèse en usage prolongé.
Il convient au bricoleur exigeant qui démolit de temps en temps et veut de la puissance, un câble long, un coffret et une garantie étendue.
- Marque : Einhell
- Puissance : 1050 W
- Fréquence de frappe : 4100 tr/min
- Énergie de frappe : 12 J
- Porte-outil : SDS-max
- Alimentation : Câble électrique
Bosch GSH 11 E
Faut-il un burineur filaire professionnel pour démolir sur chantier ? Le Bosch Professional marteau-piqueur GSH 11 E répond avec un SDS-Max de 1500 W, la puissance la plus élevée de ce classement.
Face au Makita HMO 871C à 1100 W, il offre une réserve de puissance nette pour les travaux de démolition de chantier.
Ses vibrations réduites comptent quand la démolition dure : elles limitent ce que subissent vos mains et vos bras au fil des heures.
Il est livré avec un burin plat SDS-Max de 400 mm, une poignée auxiliaire et un coffret de transport : vous pouvez démolir d'emblée. Le coffret protège aussi l'outil d'un chantier à l'autre.
Sa limite est sa masse de 10,56 kg, bien au-dessus du Makita HMO 871C : en usage prolongé, elle se fait sentir.
Il s'adresse aux professionnels du BTP qui cherchent un outil éprouvé pour démolir en chantier, avec burin et poignée fournis.
- Marque : Bosch Professional
- Puissance maximale : 1500 W
- Tension : 240 V
- Alimentation : Câble électrique
- Poids : 10,56 kg
- Dimensions : 27 x 57 cm (L x H)
ENEACRO SDS Max Marteau de Démolition 1300W
Si vous cherchez le burineur le plus puissant du classement pour casser béton et dalles, l'ENEACRO SDS Max Marteau de Démolition annonce 20 J de frappe pour 1300 W.
Cette énergie dépasse celle de l'Einhell Marteau démolisseur TE-DH 12 (12 J) comme celle du Makita HMO 871C (8,1 J), pour un poids de 6,9 kg bien inférieur à l'Einhell.
La coque est en alliage d'aluminium et une poignée de contrôle de vibration limite l'inconfort. Un carter avant anti-brûlure protège aussi l'utilisateur.
Il arrive avec un burin plat, un burin à pointe, une poignée auxiliaire 360° et un sac à outils : l'équipement de base est prêt.
Sa limite : 6,9 kg, soit 1,1 kg de plus que le Makita HMO 871C, avec une seule vitesse de frappe.
Il convient aux bricoleurs avertis et aux artisans qui doivent briser béton et dalles avec un outil de forte puissance.
- Marque : ENEACRO
- Puissance maximale : 1300 W
- Tension : 230 V
- Alimentation : Câble électrique
- Vitesse de rotation maximale : 520 tr/min
- Poids : 6,9 kg
Makita HK1820
Pour de petits travaux de piquage et de dégarnissage légers, le Makita HK1820 est un burineur SDS-Plus de 550 W, avec une frappe de 3,1 J.
Son atout est son poids de 3 kg seulement : c'est le plus maniable du classement, utile pour le carrelage et les enduits.
Le martelage à coussin d'air et la retenue d'embout à changement rapide facilitent le travail courant et le changement d'outil. La coupe automatique de la brosse figure aussi à sa fiche.
La mallette contient un pointeur, une spatule et un ciseau, ce qui le rend polyvalent dès le départ.
Sa limite est nette : 3,1 J, loin des 8,1 J du Makita HMO 871C. Face à l'ENEACRO SDS Max Marteau de Démolition, il joue dans une autre catégorie : le travail fin plutôt que la démolition.
Il convient aux bricoleurs exigeants qui piquent du carrelage ou dégarnissent des enduits et veulent un outil léger et polyvalent.
- Marque : Makita
- Puissance : 550 W
- Tension : 220 V
- Alimentation : Câble électrique
- Vitesse de rotation maximale : 3200 tr/min
- Dimensions : 41,3 x 33,3 x 11,1 cm
Questions fréquentes
Puissance idéale, choix du burin, différence entre électrique et pneumatique : ce sont les questions qui reviennent le plus avant l'achat. Nous y répondons de façon directe pour vous aider à trancher.
Quelle puissance pour un burineur ?
L'énergie de frappe en joules compte plus que les watts. Repères : 2 à 5 J pour un petit SDS-Plus, 8 à 20 J pour un SDS-Max, et au-delà de 25 J pour les modèles lourds hexagonaux.
Quel burin pour casser du béton ?
Le burin plat est le plus polyvalent pour dégager le béton, et la pointe amorce la casse. L'emmanchement doit correspondre : tige de 10 mm en SDS-Plus, de 18 mm en SDS-Max.
Est-il possible de buriner avec un perforateur ?
Oui, avec un perforateur burineur dont on bloque la rotation, pour un usage occasionnel. Pour une démolition suivie, un burineur dédié comme le Makita HMO 871C (8,1 J) est plus adapté.
Quel est le meilleur choix entre un marteau-piqueur électrique et un pneumatique ?
L'électrique filaire convient à la rénovation sur prise 230 V. Le pneumatique exige un compresseur au débit suffisant. Pour la sélection de cette page, nous recommandons le filaire.
Quel est le meilleur perforateur burineur professionnel ?
Cela dépend du travail. Le Bosch GSH 11 E (16,8 J) s'impose pour la grosse démolition, et le Makita HMO 871C (8,1 J) pour un usage polyvalent, tous deux en SDS-Max.
Comment fonctionne un burineur pneumatique ?
L'air comprimé d'un compresseur pousse un piston qui frappe le burin, sans moteur dans l'outil. Le débit du compresseur conditionne la constance de la frappe.